PRIX DECOUVERTE

Ce concours n'a plus lieu

 

 

DERNIERS PRIX ATTRIBUES

 

PRIX DECOUVERTE 2004 :
49, rue de Reménauville, Michel CHARBONNEL

 

Une petite maison dans la prairie où souffle le vent de toutes les aventures réelles ou imaginaires, fantastiques  ou terriblement laides que le P'tit Mich un gosse de huit -dix ans peut connaître.

Les plaies, les bosses, le cathéchisme, les innondations, l'école et ses merveilleux instituteurs, les jeux interdits qui parfois virent au cauchemar, le P'pa, la Mutter, le Pépère, le Bibiche, le Palu, tout ça c'est sa vie, les siens au P'tit Miche.

Avec humour, tendresse, ce petit môme vous invite,chez lui au 49, rue de Reménauville.

 

Prix de vente : 9,15 euros. Dans tous les bureaux de poste et auprès du Foyer de Cachan.

Extrait

 

 

PRIX DECOUVERTE 2003 :
L'ultime voyage pour Lampedusa, Dominique GIANINO

 

Eté  1993
Pendant que la guerre fait rage en Yougoslavie, en Afghanistan, que la terreur s'installe en Algérie et que le Moyen-Orient se trouble de plus en plus, sur Lampedusa la Blanche, île italienne perdue au large de la Tunisie, l'ennui s'enracine autant que les passions s'exacerbent. C'est là que vit Catarina, coincée entre un époux désabusé et alcoolique et une belle-mère acariâtre. C'est aussi là que vit depuis toujours, Gino, le fossoyeur de l'île qui recueille avec dévotion les corps des marins naufragés et anonymes. Le présent s'étire mollement sous un soleil implacable et à l'ombre d'un passé dont vendetta, omerta et guérilla clanique ont fait le ciment de l'île et de ses habitants.
Un jour de tempête, la mer enragée ramène sur l'île les vestiges d'un passé qui portera un coup fatal à ce monde crépusculaire.

Après quelques années de théâtre amateur et une licence de Lettres Modernes, Dominique Gianino entre comme contrôleur aux PTT, publie dans diverses revues quelques articles, poèmes et nouvelles et obtient quelques prix et mentions dans divers concours, passe une maîtrise sur L'homme qui rit de Victor Hugo, un DEA et un doctorat de littérature sur le Thème du masque dans la littéraure romantique avant de s'orienter vers l'histoire où elle prépare une licence puis une maîtrise sur la voyance au dix-neuvième siècle et un DEA sur les fêtes du second empire. Aimant la littérature et la musique, la peinture et la poèsie, le théâtre et l'opéra, l'histoire et le fantastique, elle tente de réunir ces diverses passions dans les thèmes de ses romans, pièces ou nouvelles.

Prix de vente : 9,15 euros. Dans tous les bureaux de poste et auprès du Foyer de Cachan.

Extrait

 

 

PRIX DECOUVERTE 2002 :
... des fruits déguisés, Michel CHASTAING

 

Denis Couderc a perdu sa mère au début de la guerre de 39/40. Son père, facteur à Paris le place comme pensionnaire au Foyer des PTT à l'automne 42.
Agé de onze ans, dans cet univers clos, Denis fera son apprentissage de la vie dans le contexte très particulier du Foyer et de l'occupation.
Il se lie très vite d'amitié avec un plus grand que lui, brillant élève qui le protègera. Jacques Servillat est interne et sort toutes les semaines. Il confie à Denis qu'il a des activités secrètes mais ne peut pas lui donner de précision, question de vie ou de mort...
Né après la guerre, Michel Chastaing, designer de profession, est l'auteur de nombreux poèmes et nouvelles. Cet ouvrage est son premier roman.
Dessiner et écrire sont deux verbes qu'il conjugue en parallèle ; il se plaît à dire qu'il utilise les mêmes outils dans les deux cas, non pas le crayon et la gomme comme on pourrait le croire, mais la mémoire et l'invention.

Prix de vente : 9,15 euros. Dans tous les bureaux de poste et auprès du Foyer de Cachan.

Extrait :

L'arrivée au Foyer

- Dis ! Papa, c'est encore loin le Foyer ?
Mon père restait silencieux. Nous sortions lentement de la gare d'Arcueil-Cachan. Il portait ma valise serrée dans une main. De l'autre, il maintenait la mienne dans sa chaleur.
Dehors, le ciel était gris et orageux. Une petite pluie fine nous enveloppait. Nous marchions le long d'une avenue presque déserte.
C'était la rentrée, une rentrée encore plus triste que les autres auparavant.
Je renouvelai ma question.
- Dis, Papa, c'est encore loin le Foyer ?
- Non, pas très loin, répondit-il.
Puis il retrouva le silence. Je crois qu'il était malheureux. Je le sentais à son pas. D'habitude il marchait vivement et je m'efforçais de le suivre en sautillant.
Ce jour là on aurait dit qu'il voulait allonger le chemin, laisser le temps couler à sa convenance.
Nous avions pris la décision ensemble.
Un soir, alors que nous finissions de manger notre soupe, il s'était arrêté, la cuillère suspendue dans le vide et avait dit :
- Tu sais Denis, l'an prochain, il faudra que tu ailles en pension.
Je l'avais écouté sans ciller, comme un grand. Depuis la mort de ma mère, tout ce que je faisais, je le faisais "comme un grand". Il me le demandait et je le faisais. Mon père et moi partagions tout de façon égale, comme si la différence d'âge, au lieu de nous éloigner nous poussait l'un vers l'autre avec encore plus de force.
S'il pensait ainsi, c'était juste. Aussi l'idée de la pension ne me rebuta-t-elle pas. Je savais qu'elle mettrait entre nous ce que je redoutais le plus : son absence, mais je m'y préparais avec la maturité d'un adulte. C'est à peine si j'avais osé demander :
- Tu ne crois pas que ce sera difficile pour toi ?
- Oui, mais je pense que dans les événements que nous traversons, tu seras mieux protégé. En plus tu auras de nombreux camarades, avait-il répété.
Alors il m'avait expliqué le Foyer.
- Tu verras, c'est comme une école mais on y mange et on y dort. Tu pourras faire du sport et de bonnes études. Tu sortiras le dimanche, je viendrai te chercher, nous irons nous promener ou voir un film. La guerre finira un jour... Ce sera préférable que de m'attendre le soir à la maison ou de traîner dans les rues avec tout ce qu'on voit aujourd'hui à Paris... Au Foyer on ne te fera aucun mal.
J'avais donc accepté, sans enthousiasme mais sans réticence.
Après un quart d'heure de marche au milieu de l'avenue toujours déserte, mon père s'arrêta.
- Nous sommes arrivés !

Haut de page

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tu les as mis où tes rêves Catarina ? Pour toujours et à jamais dans le coeur et l'âme de celui pour lequel tu t'es tuée et auquel tes parents t'ont refusée au nom de leur sainte guerre clanique ? Oui, tu t'es tuée et t'aurais peut-être mieux fait de ne pas te râter ! Mais il était là qui veillait et il t'a trouvée. Normal... il n'était jamais bien loin de toi, il t'a sauvée pour mieux te livrer...à l'autre ! Parce que même après ce sauvetage, tes parents n'ont rien voulu savoir et, pour un peu, ils t'auraient préférée morte que sauvée par celui-là ! Mais... on ne choisit pas son destin... il était écrit que tu vivrais et, puisque tu vivais, ils ont choisi de t'enterrer vivante avec ce malpropre revenu de la ville, revenu des terres brûlées d'Afrique du Nord, riche de promesses jamais tenues, de projets jamais aboutis, d'actions jamais accomplies, de phrases jamais achevées et de pensées noyées dans l'alcool  et les mauvais vins.

Haut de page

 

 

 

 

 

 

 

 

Dieu seul le sait !

Mon pépère, il dit ça quand il prend à la belote, juste devant la mémère qu'elle avait tellement de jeu, qu'elle a ramassé la carte que c'était pas son tour.

- Tsss, Tsss... Minute papillon ! C'est à moi.

- Ah, Maurice t'es lent, s'excusant puis en rageant. Je m'demnde bien avec quoi qu't'as pris !

Secret, sibyllin, le pépère calmement range son jeu, carte par carte en éventail, ayant mesuré tous les risques de la partie qu'il doit mener, répond à l'interrogation de la mémère :

- Dieu seul le sait !

Ce qui porte à son comble l'exaspération de ma grand-mère.

- Alors, tu joues ?...

- Le temps, le temps...

 

 

 

 

 

 

Haut de page